Musée de la Cloche et de la Sonnaille- Les petites histoires du Haut-Languedoc - Cloned
Chaque mois, découvrez qui sont les professionnels engagés du Haut-Languedoc.
Porteurs de la marque Valeurs Parc, ces hommes et ces femmes œuvrent pour leur territoire tout en étant engagés dans le respect de la nature.
Aujourd'hui, faisons connaissance avec le Musée de la Cloche et de la Sonnaille.
Musée de la Cloche et de la Sonnaille, l’aire du bronze
C’est à Hérépian que la grande histoire multigénérationnelle d’une famille et d’un territoire a trouvé refuge. La communauté de communes du Grand Orb a offert un magnifique sanctuaire à la cloche et à la sonnaille.
Installé dans l’ancienne gare, tutoyant la Voie Verte, le Musée de la Cloche et de la Sonnaille -classé Musée de France- restitue la légende vraie de la famille Granier, d’une part, et d’autre part du Haut Languedoc industriel. Une légende vraie, c’est tout simplement l’Histoire. On a pu la dater jusqu’au tout début du XVIIème siècle, mais il est probable qu’elle commence bien avant, à Saint-Gervais sur Mare et ses alentours (Les Nières, Camplong, Graissessac…), où le charbon et le fer affleuraient. Cette coïncidence avait initialement généré une industrie… du clou.
C’est en tout cas de là qu’est venue la famille Granier. Une volonté d’entreprendre et beaucoup d’ingéniosité ont amené la descendance à diversifier cette métallurgie du clou pour la réorienter vers ce qu’il conviendrait d’appeler aujourd’hui « le marché » de la sonnaille, cet ensemble de clochettes et de sonnettes, plus divers qu’il n’y parait, que l’on accroche au collier des brebis, moutons, chèvres et vaches qui ne connaissaient pas encore la stabulation.
De la sonnaille à la cloche, il n’y avait qu’un pas… de plusieurs tonnes. C’est ainsi que la dynastie des Granier a perpétué la mémoire de ses mains. On dit « fondeur », pour désigner ce métier qui ne fait plus appel au seul fer, mais au bronze. Dans les années 1930, Joseph Granier se voit confier la réalisation du bourdon de la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers.
Cette cloche de quatre tonnes allait porter sa renommée et celle d’Hérépian, hissé au titre de haut-lieu. Rien d’anodin : s’il faut du muscle pour la bouger, il faut de l’oreille pour l’entendre. Derrière la lourdeur du bronze se cache une note « nominale » dont la finesse est portée à l’octave et jusqu’au 16ème de ton ! Bref, au-delà d’un vrai métier, c’est un art qu’a cultivé cette famille emblématique dont les derniers descendants vivent encore… à Hérépian.
De façon très pédagogique, le Musée de la Cloche et de la Sonnaille explique toute la complexité invisible qu’exige la moindre cloche aspirant à entrer dans le chœur d’un carillon. Et plus encore, on y découvre tout ce peut apprendre une sonnaille sur une région, une façon de vivre et d’élever un troupeau.
Ainsi donc, derrière la désinvolture que s’accorde parfois le vocabulaire à leur égard, on découvre un monde qui met en lumière la raison qui manque parfois aux mots quand ils se trompent. Il en va ainsi de « l’esprit de clocher », qui ne serait rien sans doute sans celui des cloches.
Musée de la cloche et de la sonnaille – Musée de France – 34600 Hérépian
Ouvert de mai à novembre, du mardi au dimanche de 14 h à 19 h
Accueil de groupes (10 personnes minimum) toute l’année sur réservation.
04 67 95 39 95
www.grandorb.fr
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