La Ferme des 3 Vallées - Les petites histoires du Haut-Languedoc
Chaque mois, découvrez qui sont les professionnels engagés du Haut-Languedoc.
Porteurs de la marque Valeurs Parc, ces hommes et ces femmes œuvrent pour leur territoire tout en étant engagés dans le respect de la nature.
Aujourd'hui, faisons connaissance avec Aurélie Ségur de la Ferme des 3 Vallées.
Aurélie Ségur, chevrière : un rêve d’enfance sous les yeux du Caroux
Elle est « d’ici » et elle le revendique. Elle est chevrière, et elle le revendique. Elle est heureuse. Aurélie Ségur est une jeune femme pétillante, toute en humeurs vives comme le sont, souvent, les chevrières. Installée sur les pentes douces des hauteurs de Mons la Trivalle, elle conduit un troupeau de soixante biquettes et quelques boucs hardis qui se régalent de ce que leur offrent les garrigues et autres espaces sauvages qu’elles explorent tous les jours au départ de « la Ferme des Trois Vallées ».
En enfant du pays, donc, à l’âge où beaucoup de petites filles des villes mettent un boy’s band en fond d’écran en se rêvant « influenceuse », elle a grandi les yeux dans le Caroux et le cœur battant à l’idée de franchir un jour les portes d’un lycée agricole.
Très tôt dans l’impatience de pouvoir satisfaire « une passion pour les chevaux et les chèvres », elle a rejoint son rêve. Ce qui ne veut pas dire qu’elle le poursuit aujourd’hui avec la certitude de l’avoir accompli : « c’est un travail de tous les jours. Certains diraient répétitif, mais pour moi, j’apprends encore ». Assez modeste pour se persuader de n’avoir pas encore fait le tour du mystère du troupeau autant que de l’alchimie métabolique qui unit la présure aux ferments, elle remet quotidiennement cet ouvrage en équation avant de porter ses fromages sur les marchés et dans quelques épiceries de la vallée de l’Orb.
On parle de bio, bien sûr : « au-delà du label », dit-elle. On peut la croire : elle n’est pas du genre à faire violence, ni à l’environnement, ni à ses chèvres pas plus qu’aux produits qu’elle propose. En revanche, elle redoute les chafouineries administratives qui, selon elle, n’ont d’autre effet que la contrainte : « ».
« Mon fromage est bio point à la ligne, pas besoin d’étiquette. Je sais ce que je fais et je ne trompe personne ».
Elle dit qu’elle portait en elle cette volonté « depuis toute petite ». Elle est capable de trouver les mots pour s’en expliquer aujourd’hui, mais elle reconnait qu’elle a tout fait « à l’instinct », convaincue que sa vérité ferait des rencontres : « En signant la charte, j’ai souscrit à un projet collectif, une communauté d’intention qui conjugue ses efforts pour maintenir une symbiose entre les activités humaines et le territoire. On connait, on voit encore les effets dévastateurs produits par ceux qui se sont appliqués à soumettre la nature. Pas de ça ici ». Déterminée ; on l’aura deviné., autant que se crée autour de lui, un réseau.
Aurélie Ségur n’est pas du genre à lâcher ni ses rêves, ni ses intentions, pas plus que ses passions. Et le cheval ? direz-vous. Il est là : « il aime les chèvres qui le lui rendent bien. Alors, parfois, je me fais chevrière-cavalière. Oui, je sais, cela peut paraitre singulier. Mais, bon… ». Qu’importent les conventions ; elle est de celles qui n’ont jamais lâché la main de l’enfant qu’ils furent. Entière, sous le regard du Caroux.
La Ferme des Trois Vallées
34390 Mons-La Trivalle
Aurélie Ségur - 06 89 99 85 04
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