Grâce à ses influences atlantique, montagnarde et méditerranéenne, mais aussi à sa longue histoire géologique, le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, au coeur de l’Occitanie, compte une grande diversité de milieux naturels. Ce sont autant de sites privilégiés qui abritent de nombreuses espèces animales et végétales communes et remarquables. Il s’agit alors pour le Parc et l’équipe en charge de la Biodiversité et des sites Natura 2000 du territoire de mettre en oeuvre des actions pour apprendre à mieux les connaître et à les préserver. 

 

Grâce à sa nature généreuse, escarpée et joueuse, le Parc naturel régional du haut-Languedoc séduit de plus en plus d’amateurs de Trail.

 

 

 


©Anthony Allies 

 

 

Découvrir le patrimoine naturel du Haut-Languedoc

La faune et la flore

Plus de 210 espèces d’oiseaux, pas moins de 2300 plantes, mais des dizaines de poissons, près de 80 mammifères et près de 2400 invertébrés (insectes, mollusques...) ont été répertoriées dans le Parc et bien d’autres restent à découvrir. Le Parc naturel régional du Haut-Languedoc est un corridor écologique, un réservoir de biodiversité et un site d’accueil ou de repos pour de nombreuses espèces migratrices ou hivernantes. L’équipe du Parc met à disposition des cahiers techniques pour parfaire vos connaissances sur la flore et la faune haut-languedocienne : 

 

Pour préserver la biodiversité, lors de vos randonnées, quelques gestes simples sont à respecter.

 

Des animations sont aussi régulièrement organisées afin de présenter les espèces végétales ou animales du Haut-Languedoc et sensibiliser à leur préservation.

 

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Les habitats naturels

Situé à l’extrémité sud-ouest du Massif central, entre le Tarn et l’Hérault, le Parc du Haut-Languedoc est situé à la confluence de 3 climats : méditerranéen au sud et à l’est, océanique à l’ouest et montagnard sur les reliefs. Ce carrefour climatique concourt à la présence d’une grande diversité d’habitats naturels, sites privilégiés pour accueillir de nombreuses espèces animales et végétales. 

 

La forêt et la garrigue

La forêt est très présente en Haut-Languedoc, où elle recouvre les 2/3 du territoire. Suivant l’altitude, le sol, le climat et les interventions humaines, on rencontre des hêtraies et des conifères en montagne, des chênaies et des châtaigneraies sur les versants des vallées et des forêts de chênes verts en zone méditerranéenne. Les forêts diversifiées avec de vieux arbres sont en général celles abritant le plus de biodiversité. La diversité des arbres, les cours d'eau, les rochers ou encore les clairières favorisent la présence de différentes espèces animales et végétales.

 

La garrigue, de l’occitan garriga qui signifie « l’arbre du rocher », est un milieu essentiellement composé de chênes kermès. Cette formation végétale des milieux calcaires est caractéristique des régions méditerranéennes. Vous y trouverez la sympathique Fauvette pitchou, qui vous observera camouflée dans son buisson.

Les milieux ouverts

Caractéristiques de nombreux paysages méditerranéens, c’est également dans les vieilles vignes traditionnelles et relativement épargnées d’une agriculture intensive que subsiste encore aujourd’hui une avifaune riche.

 

Du côté de l’habitat atlantique, les paysages agricoles du Parc sont surtout composés de prairies pour le bétail. Lorsque les haies bordant les champs sont encore nombreuses, on parle de « bocage ». Les haies offrent aux oiseaux à la fois le gîte (feuillage et arbres creux pour abriter les nids) et le couvert (insectes, reptiles, baies, graines, rongeurs, etc.) et servent également de zones de refuges pour de nombreuses espèces. Elles sont également très importante pour les chauve-souris par exemple, puisqu'elles leur servent de point de repère et de corridor de déplacement quand vient la nuit. Ces paysages accueillent, s’ils ne sont pas gérés intensivement, une flore typique. 

 

Les zones humides

Étendues d’eau douce naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, les zones humides constituent aussi un patrimoine naturel d’une exceptionnelle diversité écologique. Tourbières, marais, lacs, étangs, rivières, ripisylves, etc. sont autant de zones humides qui recèlent d’une multitude d’espèces animales et végétales.

 

Habitats rupestres et grottes

Les milieux rocheux (falaises, versants, affleurements, etc.) accueillent une flore et une faune particulière car leurs conditions sont particulièrement difficiles (ombre en permanence ou très forte chaleur).  En revanche, ils permettent aux espèces d’être très bien protégés de  certains prédateurs. Il s’agit alors d’un refuge privilégié par les oiseaux comme  aires de nidification, comme par exemple par le faucon pèlerin ou l’aigle de Bonelli. Le type de végétaux présents sera également différents en  fonction des caractéristiques géologiques (préférence pour le gneiss, le schiste ou les roches calcaires). Les falaises abritent aussi des espèces de chauves-souris spécialistes de ces milieux, comme le molosse de Cestoni et la vespère de Savi. Les grottes sont par ailleurs, des lieux de prédilection pour les chauve-souris, Une quinzaine de grottes, au sein du Parc, sont régulièrement suivies par l’équipe et nos partenaires pour leurs populations de chauves-souris. 4 de ces grottes sont considérées comme d’intérêt international, et 3 d’intérêt national, pour la préservation des chiroptères.

 

Les continuités écologiques et la trame verte et bleue

En France, la destruction des milieux naturels et leur fragmentation est aujourd’hui la première cause de diminution de la biodiversité. Préserver les continuités écologiques c’est maintenir et reconstituer des espaces de nature fonctionnels.

 

La Trame Verte et Bleue est un ensemble d’éléments naturels (haies, prairies, bois, rivières, etc.) qui permet aux espèces animales et végétales de s’alimenter, de se reproduire, de vivre. Ainsi, le Parc a élaboré le diagnostic de sa trame écologique afin de prendre en compte les milieux naturels dans les projets d’aménagement et inscrire la préservation de la Trame Verte et Bleue comme un outil d’aménagement et de développement durable dans les documents d’urbanisme. 

 

Les zonages environnementaux du territoire

Pour protéger ce patrimoine naturel, divers ‘’zonages environnementaux’’ sont envisageables sur un territoire : les sites Natura 2000 sont des outils d’inventaires, de protection et de gestion pour les secteurs abritant des espèces ou habitats importants. Le territoire du Parc accueille une faune et une flore riche et diversifiée. Sa surface en site Natura 2000, Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique de type 1 (ZNIEFF), Espaces Naturels Sensibles et autres espaces protégés en fait la démonstration. De nombreuses espèces présentes sur le territoire font l’objet d’un Plan National d’Action et figurent sur les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature nationales et/ou mondiales.

 

La réintroduction (en 1956) d'une population de Mouflon méditerranéen sur le massif du Caroux-Espinouse a permis la création de la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage en 1973 (1715 ha). En raison des études techniques et scientifiques qui sont réalisées, et afin de préserver la tranquillité des animaux, l'accès à la réserve est réglementé. C'est également le cas des Arrêtés de Protection de Biotope qui entraîne une réglementation particulière sur la zone concernée. Il existe 2 APB sur le Parc dont l'un vise la préservation d'une espèce, l'Aigle de Bonelli, et le second un cortège d'espèces animales, entraînant une interdiction d'accès au zonage concerné."

 

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