Que reste-t-il de nos mines ?

Qué demòra de la nòstras minas ?

Le secteur situé entre Castanet-le-Haut et Bédarieux, appelé bassin houiller de Graissessac (lo jaç carbonièr), a été un centre d’extraction de charbon depuis le Moyen-âge et jusqu’au début des années 1990. Près de 20 ans après la fin de l'exploitation des mines dans ce bassin, que reste-t-il, dans les paysages, de cette époque minière ? Une haute cheminée là, d'anciens logements de mineurs ici, un chevalement par là, ailleurs les vestiges de bâtiments qui ont abrité en leur temps dispensaires, ateliers, cantines, etc.

Le Parc naturel régional du Haut-Languedoc a mené pendant un an une action d’inventaire de ce patrimoine, initiée par le Conseil régional Languedoc-Roussillon. Son but était de repérer et d'étudier les vestiges de l’activité minière sur l'ancien bassin houiller, sur dix communes : Le Bousquet-d'Orb, Camplong, Graissessac, Saint-Etienne-d'Estrechoux, Saint-Gervais-sur-Mare, Saint-Geniès-de-Varensal, La Tour-sur-Orb, Castanet-le-Haut, Rosis et Lunas.

L’objectif de cet inventaire est de mieux connaître et d’évaluer ce patrimoine, afin que les collectivités puissent envisager des actions de valorisation.

L’inventaire a été conduit en lien avec les élus locaux, les associations et les habitants. Les sites d’extraction ont été pris en compte, mais également les bâtiments fonctionnels comme les douches ou les bureaux, les logements d’ingénieurs et d’ouvriers et les lieux de sociabilité. Des dossiers documentaires ont été réalisés sur chacun des 99 sites identifiés. Ils sont constitués de textes, de reproductions d'archives et de près de 700 clichés pris à la date de l’enquête. Ces dossiers sont aujourd’hui consultables via un site web basé sur une cartographie interactive , ainsi qu’au centre de ressources documentaires de la Maison du Parc à Saint-Pons-de-Thomières.

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