Objectif zéro phyto dans nos villes et villages

Jugés longtemps indispensables, les pesticides sont désormais au centre des préoccupations environnementales. Tous les utilisateurs de pesticides  - agriculteurs, collectivités, gestionnaires d’infrastructures et particuliers - se mobilisent pour mettre en œuvre des solutions alternatives sans pesticides.

A travers la charte « zéro phyto », les communes cherchent à montrer l’exemple auprès de tous les utilisateurs non agricoles, notamment les jardiniers amateurs.

Cette démarche concerne de même les Conseils Départementaux qui ont notamment la responsabilité des routes.

De quoi parle-t-on ?

Qu’on les nomme "produits phytosanitaires", "pesticides" ou "produits phytopharmaceutiques", ils désignent les fongicides contre les champignons, les herbicides contre les “mauvaises herbes”, insecticides et acaricides contre les insectes et acariens et les rodenticides contre les rongeurs.

Des aides de l’Agence de l’eau

L’Agence de l’eau renforce ses aides financières afin d’accompagner les collectivités et gestionnaires d’espaces verts et de voiries à diminuer, voire supprimer l’utilisation de pesticides dans l’objectif d’atteindre “zéro phyto”.

L’Agence de l’eau finance les études de diagnostic des pratiques, préalable indispensable à la démarche, ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre de plan d’actions.

C’est à ce titre que le Parc naturel régional du Haut-Languedoc : un chargé de mission est chargé de ces diagnostics et plans d’action, dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de l’eau. L’étude d’un plan de désherbage peut être utile, pour cartographier les techniques de désherbage adaptées à chaque situation du territoire de la commune.

Sur le territoire du Parc naturel régional du Haut-Languedoc, 5 communes n'utilisent plus aucun produit phytosanitaire : Lamontélarié (Tarn), Cabrerolles, Caussiniojouls, Fraïsse-sur-Agout et Cassagnoles (Hérault).

Les communes d'Anglès, Saint-Amancet, Nages (Tarn), Saint-Vincent-d'Olargues, Azillanet, Bédarieux, le Pradal, La Salvetat-sur-Agout et Lunas (Hérault) se sont engagées dans la démarche.

1er janvier 2017 : c’est la date à laquelle les espaces publics devront obligatoirement s’être affranchis des produits phytosanitaires, selon la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. Cela concerne les espaces verts, les promenades, les forêts, et les voiries du domaine public.

Les communes qui viennent d’être labellisées « zéro phyto » ne font donc que prendre de l’avance, en cherchant à montrer l’exemple. A Cassagnoles, cette démarche est d’autant mieux admise qu’elle rejoint les objectifs de la Maison de l’abeille. Elle protège les pollinisateurs, essentiels pour l’humanité. Rappelons qu’un tiers de notre alimentation provient de la pollinisation.

Et pour les particuliers ?

La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.

Publié le jeudi 19 mai 2016