Géographie de la diversité
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  Une zone de moyenne montagne
 
Le périmètre du Parc s'étend sur le contrefort le plus méridional du Massif Central, un territoire qui forge l’identité du Haut-Languedoc ; il marque ainsi l'extrémité d'une dorsale montagneuse qui court des Cévennes à la Montagne Noire en passant par les grands causses du Larzac.
Avec une altitude moyenne comprise entre 400 et 900 mètres, le Parc se situe en zone de moyenne montagne.
Les monts du Somail (1035 m), de l'Espinouse (1148 m) et du Caroux (1091 m) dessinent une crête que suit la ligne de partage des eaux et délimitent ainsi des zones d'influences climatiques très nettement marquées. Bien exposés, les versants situés au sud-est de cette ligne bénéficient d'un climat méditerranéen tandis que l'influence atlantique reste prédominante à l'ouest. Situé à proximité de Lacaune, le Pic de Montgrand (1267 m) est le point culminant du Parc
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  Des paysages…
 
L'eau et le vent ont façonné ici une "nature mosaïque" où alternent ruptures spectaculaires et transitions douces : cette diversité des paysages, véritable "marque de fabrique" du Parc, s'organise autour de grands ensembles naturels clairement identifiables :
Emblématique du Haut-Languedoc, le massif du Caroux et de l'Espinouse, lieu privilégié des randonneurs et amateurs de nature, trace sur le versant est du Parc un croissant montagneux, profondément entaillé par les gorges d'Héric et de Colombières. Pelouses et landes, vastes étendues de callunes et de bruyères, et panoramas exceptionnels… 

A l'ouest, le massif du Sidobre revendique une personnalité spectaculaire, marquée par la présence du granit : dans les prairies vertes ou les sous-bois de hêtres, des rochers insolites aux formes extraordinaires contribuent ici à forger un paysage de légendes…

Dominée par le Pic de Nore (1210 mètres), la Montagne Noire est un véritable "château d'eau" pour la plaine du Languedoc ; son versant nord, particulièrement abrupt, est riche en forêts et en lacs. Au cœur du Parc, le plateau de La Salvetat-sur-Agout s'apparente à une véritable "région des Grands Lacs" tandis qu'au nord, prairies et forêts des Monts de Lacaune assurent une transition avec les causses de l'Aveyron. Tourbières et prairies humides constituent ici des milieux naturels extrêmement riches.
Enfin, sur la façade orientale du Parc, les Monts d'Orb, les garrigues du Minervois et les coteaux viticoles du Saint-Chinianais et du Faugérois affirment sans conteste leurs couleurs et leurs saveurs méridionales. Villages escarpés, vallées fruitières, vignobles étagés, chênes verts, châtaigneraies… De Minerve à la haute vallée de l'Orb en passant par Saint-Pons-de-Thomières et Olargues, le Haut-Languedoc décline toute une palette de paysages et de sensations du Midi méditerranéen.
 
  La garrigue
 
Appelé en occitan  garric, l'arbre du rocher, le chêne vert lui a donné son nom. Le thym, le romarin et la lavande lui donnent sa saveur, le ciste sa couleur, le buis et le genêt épineux son caractère…
Typiquement méditerranéenne, la garrigue vient souligner la bordure Est du Parc où elle côtoie souvent des paysages viticoles, jalonnés de petits abris de pierre sèche, les capitelles ou cazelles.
Situé près de Labruguière, le causse de Caucalières est un exemple rare de garrigue à chêne kermès implantée sur le versant atlantique du Parc.
 
  La tourbière
 
Environ 170 tourbières, également appelées sagnes, ont été recensées dans le Parc, réparties dans les Monts de Lacaune, le Somail, l'Espinouse, le Caroux et autour d'Anglès.

Situées dans une dépression ou en fond de vallon, ces zones humides se maintiennent à travers les âges et jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau. Les tourbières constituent un milieu original et fragile, un véritable écosystème qui abrite de nombreuses espèces végétales et animales spécifiques : on y rencontre ainsi différentes sphaignes (mousses), quelques orchidées rares, une plante carnivore –la drosera– , la linaigrette, la gentiane pneumonanthe, le pipit farlouse ou encore le lézard vivipare…
 
  Des mondes minéraux
 
Dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, la diversité des paysages traduit une grande richesse géologique, issue dès l'ère primaire d'une histoire tectonique mouvementée. Le granit, le schiste, le calcaire ou le gneiss laissent leur empreinte et modèlent les terres et les montagnes. Les lauzes, les ardoises, le marbre rose de Saint-Pons de Thomières, la houille dans l'ancien bassin minier de Graissessac et bien sûr le granit du Sidobre témoignent de cette diversité.
 
  Les secrets du calcaire
 
La grotte de la Devèze, à Courniou, illustre à merveille les fantaisies mêlées de l'eau et du calcaire, qui abondent dans cet univers caché du Parc. La source du Jaur, à Saint-Pons de Thomières, est ainsi une résurgence karstique alimentée par des eaux souterraines captées sur le versant atlantique et "détournées" vers le versant méditerranéen ; le sous-sol y recèle un vaste réseau de grottes et de gouffres. A Minerve, après s'être engagée dans un profond canyon, la Cesse disparaît mystérieusement, comme avalée par l'éclat du calcaire…
 
Plusieurs grottes du Parc sont aujourd'hui préservées (site du Laouzinas, rivière morte de Scio, grottes du Castellas et de Calel) et abritent de nombreuses espèces de chauves-souris : pipistrelles, murins, rhinolophes, oreillards, minioptères de Schreibers, vespertilions…
 
  Le bois et la forêt
 
Au XIXe siècle, la forêt, exploitée massivement au cours des siècles précédents par les verriers et l'industrie du charbon de bois, avait pratiquement disparu des plateaux du Haut-Languedoc. Aujourd'hui, le Parc totalise 180 000 hectares de forêts, soit 70% de son territoire ; il s'agit essentiellement d'une forêt plantée au milieu du XXe siècle sur des terres autrefois cultivées.

Si les feuillus restent dominants, les reboisements intensifs, initiés dès les années cinquante, ont majoritairement privilégié les résineux, comme le pin Laricio de Corse, l'épicéa, le Douglas ou le sapin. Le massif du Caroux abrite également une rare forêt d'ifs.
Sur le versant méditerranéen, les châtaigneraies se mêlent aux hêtres, chênes verts et chênes pubescents. Dans la Montagne Noire et le Sidobre, de superbes futaies, souvent anciennes, séduisent les randonneurs.

L'Office National des Forêts gère environ un quart de la forêt du Parc, mais l'essentiel du massif reste privé.
 
  Une nature généreuse… et inventive
 
De l'olive à la châtaigne en passant par la figue, la vigne, les arbres fruitiers, le miel ou le fromage de chèvre, le Haut-Languedoc s'apparente à un jardin d'abondance…
Dans les vallées, potagers et vergers s'épanouissent sur les terres alluviales ; la vallée du Jaur est ainsi connue pour ses nombreux cerisiers. Dans les Avant-Monts comme dans le Minervois, les vignes s'étagent à flanc de coteaux.
Sur le versant atlantique du Parc, l'agriculture est principalement tournée vers l'élevage, bovin et ovin. Les exploitations, familiales, privilégient les productions de qualité, à l'instar de l'agneau fermier ou du veau rosé. Le lait de la brebis de Lacaune, race locale par excellence, est utilisé pour la fabrication du Roquefort.
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